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Ambassador

Speeches

Discours prononcé à l’occasion du lancement de la
campagne nationale en faveur de la planification familiale au Mali
9 avril 2009

C’est pour moi un réel plaisir de participer ce matin au lancement de la campagne nationale en faveur de la Planification Familiale au Mali.  Toute l’importance de cette campagne  est soulignée par la présence de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre. 

Je salue l’initiative de cette campagne, qui s’adresse a un enjeu de taille pour le Mali et pour son avenir.  Mon Gouvernement, et le peuple Américain par le biais de USAID, mesure toute l’ampleur de la tache .  Depuis 2004 nous avons investi plus de $39 millions de dollars dans la planification familiale, chiffre auquel s’ajoutent $30 millions pour la sante de la mère et de l’enfant pour un total de $69 millions de dollars.  Soit, si j’ai bien calcule, 34,5 MILLIARDS de francs CFA.

Les efforts conjugués des multiples acteurs engages, et la mobilisation d’importantes ressources humaines et financières ont permis certaines avancées notoires en matière de planification familiale.  Cependant, celles-ci restent en deçà des attentes.  Si nous devons tous nous féliciter d’un certain progrès,  il faut surtout voir en ce progrès un motif, et un encouragement, pour redoubler d’efforts. 

A titre de rappel, l’Enquête Démographique et de Santé du Mali de 2006 a révélé que :
- le taux d’utilisation des méthodes contraceptives modernes est de 6,9 % ; compare a 10.3% au Sénégal, 8,7% au Burkina, et 55% au Maroc.
- l’indice synthétique de fécondité est de 6,6 enfants par femme ; compare a 6.1 au Sénégal, 6.2 au Burkina, et 2.4 au Maroc
- le taux de mortalité maternelle est à 464 pour 100 000 naissances vivantes;
compare a 397 pour le Benin ou 227 pour le Maroc.

Les chiffres concernant le Mali interpellent tous les leaders et tous les décideurs de toutes catégories.  Mais ma réflexion va aussi dans un autre sens, car  derrière ces chiffres il y a des réalités qui doivent interpeller un nombre croissant de femmes, de jeunes, et tout particulièrement de chefs de ménage. 

Je souligne ces derniers car, étant responsables pour leurs familles, je suis sure qu’ils ont a cœur d’agir, afin que l’avenir de leurs enfants soit meilleur que le leur.  Pour cela, je suppose aussi ,qu’ils souhaitent que leurs épouses  vivent longtemps, puissent les appuyer au cœur du ménage, et puissent, en bonne sante, élever leurs enfants, qui a leur tour connaitront une bonne sante. 

Si je ne me trompe pas, il me semble aussi que les chiffres que j’ai cites devraient rappeler aux chefs de ménage, comme aux mamans et futures mamans,  combien est importante la bonne utilisation des services de santé de la reproduction.

Les efforts en cours des institutions gouvernementales maliennes, des ONGs, et de tous ceux qui les appuient, visent non seulement a améliorer et a renforcer la qualité des services de planification familiale, mais aussi a réduire considérablement les taux de mortalité maternelle et infanto juvénile.  Au Mali, ces taux restent encore très élevés, malgré la tendance à la baisse observée au cours des dernières années.

Le Gouvernement malien fait des efforts considérables pour améliorer l’offre des services de sante a travers ce grand pays.  Il convient de l’encourager a continuer dans la mise en œuvre des mesures permettant l’accès du plus grand nombre de Maliennes et de Maliens aux prestations et aux services de santé de base de qualité.  Il convient également d’applaudir les efforts systématiques consentis jusqu'à présent par le gouvernement. (APPLAUDIR LE PM and MIN SANTE)

Permettez-moi de passer, pour conclure, a un discours un peu plus personnel.

On pourrait penser que l’intérêt que je porte a la planification familiale et a la sante de la mère et de l’enfant, découlent du fait que je suis moi-même femme et maman.  Il n’en est rien.  Je m’y intéresse car je conclus que le développement au Mali, et la qualité de vie des Maliennes et des Maliens, sont lies a la planification familiale et a la sante des femmes et des enfants. 

Une femme, une épouse, une mère, en bonne sante, dont les grossesses sont espacées de manière a lui donner le temps de récupérer et de s’occuper a fond de chaque nouveau venu a tour de rôle, est une femme qui contribue d’avantage au succès morale et matériel de sa famille.  En donnant toutes les chances de survie et de meilleure sante a une maman, on donne un précieux atout de plus a ses enfants et a son ménage.  De même, des enfants en meilleure sante, grâce a un espacement des grossesses, a un suivi avant leur naissance et alors qu’ils sont en bas âge, sont des enfants plus aptes a survivre, a grandir en bonne sante, a réussir a l’école, et a contribuer de multiples façons a leur famille et a leur pays. 

Il me semble que pour aboutir a des résultats satisfaisants, en matière de sante reproductive et de la mère et de l’enfant, il faut agir efficacement aussi bien sur la quantité et la qualité de l’offre de services, que sur la demande pour ces services de la part des femmes et des ménages. 

Je n’ai nulle expertise pour prétendre parler personnellement du cote offre de l’équation.  Nombreux sont celles et ceux, ici présents, qui contribuent depuis bien longtemps a l’élaboration et a la mise en œuvre d’une offre de plus en plus répandue, accessible et de qualité. 

Pour ce qui est de la demande, Excellence, Monsieur le Premier Ministre, je formule le souhait que les Maliennes viennent de plus en plus nombreuses, avant la grossesse, plus tôt dans une grossesse ou une maladie, et de manière générale plus fréquemment, pour bénéficier des services de sante qui leur sont proposes. 

Et que la campagne qui est lancée aujourd’hui connaisse un véritable retentissement a travers le pays, pour une meilleure sante de la population et pour un meilleur avenir au Mali.

Je vous remercie.