Ambassador
Speeches
Discours de l'Ambassadeur Gillian Milovanovic
à l’occasion du lancement de l’atelier de formation AGSP
23 mars 2009
Madame le Ministre de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales
Mesdames et messieurs les partenaires AGSP des pays francophones d’Afrique de l’Ouest
Monsieur le Directeur de la Mission USAID au Mali
Honorables invités
C’est un grand plaisir pour moi de me trouver parmi vous aujourd’hui pour cette cérémonie de lancement de l’atelier de formation des enseignants du Programme de la Bourse de l’Ambassadeur pour la Scolarisation des filles. A tous ceux qui ont fait le déplacement jusqu’au Mali pour assister à cet atelier et qui sont venus du Bénin, du Burkina Faso, de Guinée, de Mauritanie, du Sénégal et du Togo, je souhaite la bienvenue.
Le Programme de Bourse de l’Ambassadeur pour la Scolarisation des filles fait partie de l’Initiative pour l’Education en Afrique, un projet de 600 millions de dollars portant sur plusieurs années et constitué de trois éléments clé : la formation des enseignants, la création de manuels et autres outils pédagogiques, et le Programme de Bourse de l’Ambassadeur pour la Scolarisation des filles.
La scolarisation des filles est nécessaire et est un atout majeur pour la mise en place et la consolidation de tout développement politique, social et économique. Nous en sommes convaincues. Par l’intermédiaire de l’organisation Education dans le Monde, nous travaillons donc, dans toute l’Afrique de l’Ouest, en collaboration avec les Ministères de l’Education, les ONG et autres organisations telles que les Corps de la Paix, qui s’efforcent de créer des conditions favorables à la scolarisation des filles. Depuis sa création en octobre 2004, le Programme de Bourse de l’Ambassadeur pour la Scolarisation des filles a décerné 107.000 bourses.
Au Mali, le Programme se concentre sur trois régions du nord du pays, à Gao, Kidal et Tombouctou. Au cours des cinq dernières années, ce sont quelque 35.000 bourses qui ont été octroyées. Des mentors ont aussi été formés et des efforts ont été faits pour encourager les communautés à envoyer leurs enfants à l’école et à les laisser à l’école. Nous pouvons tous être fiers, Maliens comme Américains, d’avoir réussi à influencer la vie de tant d’enfants et de communautés.
Vous êtes ici aujourd’hui pour assister à un atelier destiné à améliorer le système de mentorat, un des éléments clé de l’AGSP. J’imagine que vous avez tous plus d’une histoire à nous raconter sur la manière dont un mentor ou une personne modèle a aidé une fille à rester plus longtemps à l’école ou à mieux réussir. En tant que femme diplomate américaine, je peux moi-même vous dire, et je parle en connaissance de cause, qu’il ne faut en aucun cas sous estimer l’importance des personnes modèles et des mentors.
Ma mère a obtenu une maîtrise et a travaillé à plein temps à une époque où c’était chose rare pour une femme. Lorsque je suis entrée dans le Service Diplomatique, les femmes représentaient moins de 20% des officiers du Service et occupaient pour la plupart des postes d’assistante et de subordonnée. Trois femmes diplomates sont venues parler à notre promotion. Elles sont venues nous parler des obstacles que nous allions rencontrer et de l’importance de nous créer des réseaux de contact et de soutien. De nos jours, il est normal pour les jeunes Américaines d’avoir fait des études universitaires et de travailler en dehors de la maison. Dans le Service Diplomatique des Etats-Unis la proportion de femmes diplomates est maintenant de 35%. Pour ces femmes dont le nombre augmente chaque jour dans le Service et pour qu’elles aient de meilleures chances d’arriver en haut de l’échelle hiérarchique, deux choses sont primordiales : les réseaux formels et informels établis entre les femmes diplomates, et le fait que des anciens du Service Diplomatique, des hommes et des femmes, aient accepté de servir de mentor à ces nouvelles recrues.
Ma carrière peut vous sembler bien loin du Programme de Bourse de l’Ambassadeur pour la Scolarisation des filles, mais elle ne l’est pas. Tous deux suivent le même trajet, un trajet tracé par le même dévouement d’individus d’une génération plus ancienne pour aider la nouvelle génération de filles et de jeunes femmes.
Les bourses AGSP sont un excellent moyen d’encourager les familles à envoyer leurs filles à l’école. Mais le plus important c’est vous-mêmes, les personnes modèles et les mentors, qui donnez aux boursières les compétences, la motivation et le courage nécessaires pour étudier dur et réussir en classe.
Je tiens à tous vous remercier pour vos efforts. Grâce à votre travail quotidien et grâce à votre participation à cet atelier de formation, vous allez élargir le réseau qui permettra d’ouvrir plus de portes à des dizaines de milliers de petites filles en Afrique de l’Ouest et qui leur offrira une vie meilleure.
Je vous remercie.




